Dimanche 8 mars 2009
Publié dans : pascal.cabero
Samedi 14
Remise du prix Arte France Culture par le jury Jeunes du festival suivi d’un ciné-concert “Retour de flamme” accompagné au piano par Serge Bromberg.
15h (salle 2), Le Dirigeable volé
15h30 - Cette séance de restitution de l’atelier est proposée en entrée libre, dans la limite des places disponibles - Films accompagnés au piano par Raphaël Howson. Atelier le muet prend la
parole
20 h, Faust de Murnau, accompagné au piano par Michel Lehmann.
22h, La Machine à explorer le temps
22h15 (salle 2), Au revoir, les garçons !
J'ai eu l'occasion d'animer un atelier d'écriture à la médiathèque de Tournefeuille(31), en partenariat avec la cinémathèque de Toulouse. Nous avons réécrit les intertitres d'un film muet
de 1923. L'exercice outre le fait d'être original en atelier d'écriture s'est révélé trés excitant tant sur un plan littéraire que sur le plan des synergies de groupe.(Culture cinématographique,
réappropriation du scénario original...)
Le résultat de ce travail le samedi 14 Mars à la cinémathèque à 15H30 entrée libre.
J'y serai
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Mardi 13 janvier 2009
Publié dans : pascal.cabero
Il y a des jours où vraiment on ne sait plus que penser.
Et de ne pas être tenté par les hurlements de la meute...
Dieudonné, je l'ai rencontré, plusieurs fois, et je me souviens en 98, ses propos et son enthousiasme lorsqu'il se présentait à Dreux contre le maire F.N. de l'époque. En 2002, il
était au premier tour de la présidentielle le candidat "Utopiste" en faveur du droit au logement, de l'augmentation des budgets de l'éducation nationale... monté au créneau, prenant le risque
d'un engagement politique et citoyen. Beaucoup d'artistes sont frileux dès qu'il s'agit de mettre le nez dans le débat public, lui non. J'avais voulu garder de cette personnalité un à-priori
favorable.
Puis le gaillard est parti "en sucette". Sur le problème de la représentativité de la communauté noire, l'histoire coloniale... (Patrick Lozès, président du CRAN me paraît beaucoup
plus lucide sur ces questions, de toute façon, il ne peut pas y avoir de degrés dans les discréminations)... Puis dans une suite de provocations sur les plateaux télés où la
limite entre second degré, subtilité du discours et propos ouvertement réactionnaire n'était plus clairement identifiable. Ou alors c'est moi qui suis con...
A cause d'une chasse au sorcière médiatique entraînée par ces surréalistes "dérapages que l'on
est encore prêt à admettre controlés", et par nécessité autopromotionnelle, voilà ti pas que le gaillard offre à JM le Pen de devenir le parrain de sa fille...??!!
Est-ce là encore du second degré?
Alors de deux choses l'une, ou notre homme est le plus courageux et en avance sur son temps de tous les artistes du siècle, (une sorte de Socrate de l'humour) et seulement une certaine
catégorie d'initié continuera à lire entre les lignes de son discours à demi-mots, ou bien, nous avons à faire à un comique aux abois qui pour défendre sa carrière est
près à retourner sa veste plusieurs fois quitte à passer pour le dernier des fafs...
Dans un paysage télévisuel lobotomique, (Starac, gagner des millions, attention dimanche, vivement la marche...), Dieudonné M'bala martyr audiovisuel, tente peut-être de s'immoler aux
feux des projecteurs afin de nous démontrer l'ineptie nauséeuse des programmes que l'on subit?
Mais c'est juste ce qu'il me plaît encore de croire... Sans conviction
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Lundi 5 janvier 2009
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Un petit conte de Noël.
Je ne devais pas avoir plus de sept ou huit ans quand je fus invité à un séjour à la ferme par un oncle lointain. L'homme et ma tante, malgré une certaine rudesse, étaient des gens d'une
grande bonté.

Je m'en souviens comme si c'était hier. J'avais immédiatement trouvé ma
place sous leur toit. Leurs sentiments étaient rustres comme la charpente de leur vieille ferme, mais ils étaient solides et sans ostentation. Je me suis aussitôt intégré au décor des pécores.
A la fin du séjour, oncle Archibald me mit dans les bras un porcelet rose et tremblant, d'à peine quelques jours en me disant : - "Voilà magnac, ça te fera toujours un petit souvenir à
ramener à la ville..."
L'animal était si vulnérable, son oeil était si humide, que je n'eus pas de mal à convaincre mon père de le ramener à la maison.
Comme ma mère ne voulut pas entendre parler d'un cochon dans son salon, j'installais la bête (que j'avais prénommé JERZY) dans un petit appentis du jardin. J'allais le voir souvent. Tous les
jours. Dès que possible... et lui confiait, avec cette candeur enfantine qui nous fait tant défaut à nous les adultes, tous mes secrets d'enfant. JERZY et moi sommes devenus les meilleurs
amis du monde. Il semblait me reconnaître et me prodiguait toujours une tendresse bourrue qui m'allait droit au coeur. Surtout lorsque je lui apportais sa nourriture. C'est qu'il mangeait beaucoup
le JERZY, comme quatre...!
Le monde des enfants est fait de bonheurs simples, j'avais trouvé là un authentique compagnon que je rejoignais au plus vite en sortant de l'école.Tout à mon innocente amitié avec le
pourceau, tout à nos jeux et à nos confidences, je ne m'aperçus pas qu'il avait multiplié son poids par dix et qu'il ne rentrait plus que difficilement dans l'abri où il gambadait encore
quelques semaines plus tôt. Mon père alerté par cet état de fait, prit moultes précautions pour m'annoncer que nous allions devoir nous séparer de JERZY. Je ne voulus rien entendre. Moi qui
était jusqu'alors d'un caractère facile et obéissant, j'hurlais pour la première fois à l'injustice et à l'abus de pouvoir. Un délai me fut accordé. Mais Jerzy continuait de grossir. Et ceci
de manière indécente. Puis un jour les voisins vinrent se plaindre de l'odeur qui se levait de l'appentis lorsque le vent était défavorable ou qu'il faisait de grosse chaleur. Cette fois,
mon père ignorant mes supplications se résolut à emporter JERZY.
Moralité : "
Et père y colle au zoo c' porc JERZY"
J'en fus terriblement attristé. De ces chagrins d'enfant dont on dit qu'ils sont les plus purs et les plus renversants...
BONNE ANNEE à tous...
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Vendredi 28 novembre 2008
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Entre une société librement marchande, et celle du tout état autoritariste. Entre la liberté de l'individu et son isolement, et la norme communautaire et policée. Avec l'épée de
Damoclès de la morale chrétienne qui démontre l'homme comme un éternel pêcheur égoïste et condamné à la chute sans l'existence de Dieu ou d'une loi supérieure du marché, il existe sans doute une
troisième voie.
L'échange gratuit. La possibilité de créer du lien social obligatoire dans l'échange de bons procédés. Pas question ici de ressusciter quelques utopies
beatnick, mais de "faire coutume" dans un rapport intelligent aux échanges en marge du marché. Oui aux coopératives qui mettent en relations producteurs et consommateurs sur un même plan
d'intéret! Oui à la mutualisation des savoirs et des savoir-faires! Oui à la réflexion sur le prix d'un service en fonction de ce que j'en attends en retour! Donnant donnant mais avec la
manière et possibilité de remettre ça dans le respect de l'autre.
Il n'y a pas que ce que l'on vend et le prix qu'on en tire, il y a surtout une sacralisation de l'échange en terme de don de soi.
Le don et le contre don en somme. Comme on nous a donné la vie, et comme on l'a donné à nos enfants, sans ne rien attendre en retour...
Voir à ce sujet l'émission du 28 Nov 08 - Là-bas si j'y suis.
Je suis votre obligé...
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Mercredi 19 novembre 2008
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" Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la
France, de l'Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les
projets ; ne pouvant créer, il décrète. Il cherche à donner le change sur sa nullité; c'est le mouvement perpétuel; mais hélas ! cette roue tourne à vide
L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste
avantageux.
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Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du
pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si
petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il
la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé
".
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Victor HUGO, dans " Napoléon, le
petit "
Réédité chez Actes Sud
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Mercredi 10 septembre 2008
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Il est des modes qui reviennent comme des hirondelles et qui réconcilient nos cages à miel avec l'air du temps.
C'est une descente en roue libre à bicyclette dans un paysage de campagne.
C'est les faces brunies, les yeux pétillants qui encerclent un feu fédérateur et joyeux. C'est les enfants qui courrent et s'égayent comme un vol de moineaux à la sortie de l'école. Le Jazz
maanouche.
Django a fait des émules. Il a créé une lignée. Il s'est élevé au rang de demi-Dieu de la six cordes et, cinquante ans aprés sa mort il est toujours considéré comme la
référence absolue. (Voir accords et désacords de W. Allen... et Sean Penn s'évanouit à la seule évocation du mythe).
C'est une musique qui jaillit, qui foisonne, qui tressaute, qui vous flanque immédiatement les heeby-jeebies dans les guibolles. Un remède antisinistrose implacable, une invitation
à la joie pure, une source de jouvence qui vous repeint le monde en éclats de rire. Pas moins.
La nouvelle génération ne s'y est pas trompée. Parmi tant d'autres : Birelli Lagrène (le fils prodige), Thomas Dutronc, Sanseverinno...
Ne boudons pas notre plaisir, un gitan a laissé les clés sur la table, prenons la vie côté Jazz Maanouche...
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Dimanche 27 avril 2008
Publié dans : pascal.cabero
Nous voilà gentiment rendus au 10 000° visiteur sur ce blog... Bravo!
Nouvel objectif: 100 000.
Oui, c'est ça la France qui gagne. Des ambitions, des compétences et du travail... Pas de valse hésitation, un cap à maintenir, une vision d'avenir, des réformes douloureuses mais
nécessaires, du sens moral dans le grand capital, et du qualitatif dans l'enseignement...
Mais attention, pas de Turquie en Europe...
Par contre nos amis Suisses...
Allez ne soyons pas chinois, un grand merci à tous et toutes...
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