Ca nous fait même plus rire...
Guitariste de Zebda de 1988
à 2003, j'ai sorti en Janv 2007 aux éditions danger public un récit sur cette expérience humaine et musicale. J'anime aujourd'hui des ateliers d'écriture, je travaille sur un
deuxième roman, je publie des nouvelles sur cet espace.
J'ai toujours eu la passion des livres...
Ce blog est fait pour parler de lectures, pour apporter un regard ou des opinions sur la culture en général et sa place dans la société.
Les billets de bonne ou de mauvaise humeur, les coups de gueule sur l'actualité sont aussi les bienvenus...

































Ca nous fait même plus rire...
Y a t-il des raisons de se réjouir, faut-il en rire ou en pleurer...
Crise financière nous dit-on. Le serpent capitaliste se mord la queue et se fait des noeuds coulants dans les anneaux. Qui étrangle t-on ?
Les banques françaises et européennes sont dans leurs petits souliers. Voilà presque dix ans qu'elles s'amusent avec les jouets des autres, sur le tapis vert de la finance internationale.
Seulement, problème. Elles se sont fait refourguer des titres minés, du produit financier de seconde main, elles ont investi nos propres deniers sur de l'insolvable! Autrement
dit, elles se sont fait blouser comme le toutiste moyen sur un marché napolitain.
L'effet domino ça s'appelle. Une seule banque s'écroule et tout est dépeuplé. Lehman et frère, Natixis, Dexia... ça fait un joli bruit quand ça tombe. On a l'impression que ça va plus
s'arrêter. Ah la belle gueule de bois! la belle crise de confiance, le statu quo des familles... Heureusement notre président du haut de ses talonnettes pérore que l'état garantira chaque euro
épargné. Ouf, on respire... Oh combien de banquiers, combien de capitaines (d'industries) vont se refaire une trésorerie sur une fiscalité supportée par la masse. La masse laborieuse,
la masse anonyme, la masse muette, la masse à la masse à qui on vend de l'éco-citoyenneté, de la conscience environnementale, du développement durable, de la déontologie sociétale, des voitures
hybrides, et des assurances Générali.
Tout compte fait mieux vaut en rire... Pas vrai Zizou.
Quelle belle farandole
de chiffres.
"Un matin suspendu aux fleurs de ton jardin..."
Incontestablement William Baldé signe le petit air ravageur de l'été.
On ne peut échapper au rayon de soleil du moment. Pour un petit groupe qui démarre (Première partie de C. Maé) c'est fulgurant.
Bien sûr c'est le gros débaldage.
Même un berger mi-homme, mi-ours de mes connaissances et de surcroît autodidacte qui sillonne à l'écart de toute civilisation les versants pyrénéens depuis fin mai, n'a pu passer à
côté.
De Lille à Montpellier, de Brest jusqu'à Metz et même à Montcuq...
D'ailleurs ce tsunami hertzien n'est pas sans rappeler une certaine chemise qui en son temps nous vrilla les oreilles comme un bataillon de cigales abruties de soleil.
De cigales justement il en est bien question.
William, aprés avoir chanté, il faut aussi te préparer à danser et le chemin que tu chercheras sera sans doute celui de la rédemption. En attendant... Profite mon frère...
"Uuunnn... rayon de soleil..."
Toute la France se réjouit de la libération d'Ingrid Bétancourt. Ce petit bout de femme en tenue camouflage fait l'unanimité nationale.
Quel courage, quelle force de caractère, quel bel exemple de tenacité... D'autant plus que la belle ne manque pas de faire vibrer les cordes patriotiques à l'archet des bons sentiments et
elle évoque devant des bouquets de micros avides, son coeur partagé entre le peuple français et le peuple colombien (mais plus pour le français quand même...), et la bienveillance divine
sous la protection de laquelle elle est parvenue à surmonter les terribles épreuves de sa détention.
Même si nous ne sommes jamais en retard d'une Jeanne d'Arc nationale aussi illuminée qu'incorruptible, la nouvelle de la libération est bien sûr une bonne nouvelle. Celles-ci sont
bien assez rares pour faire la fine bouche.
Ce que l'on ne sait pas, c'est que la belle Ingrid aurait été libéré par un commando de paras Carcassonnais dont la réputation aurait indéniablement joué comme effet psychologique sur
les esprits simples des guerilleros des Farcs. La maîtrise stratégique et les compétences militaires des bérets verts ayant fait le reste du travail.
Ainsi donc on aurait pu imputer à la France le mérite et l'honneur d'avoir fait libérer (comme promis) l'aventurière, si la belle n'avait naïvement profité de l'avion présidentiel pour
ramener en cadeau pour Carla et en gage de sa reconnaissance patriote une cinquantaine de kilos de cocaïne millésimée, négociée directement avec les meilleurs producteurs
colombiens...
Dans ce contexte, on ne peut que louer le doigté et la paternelle discrétion de la diplomatie française.
C'est magnifique!
Grâce à la montée permanente du prix du carburant, je me dépêche d'aller faire le plein d'essence.
Je suis sûr de payer moins cher que la prochaine fois.
Le sélectionneur Nicolas Sarkozy dévoile enfin la composition de l'équipe de France pour (la présidence) de L'Euro 2008. Autour d'une équipe de cadres, il aligne
une formation plutôt défensive, conscient de l'importance de ses choix en cas d'échec de la sélection.
N°1 François Fillon: Gardien de but et capitaine, bon sur sa
ligne, dernier fusible si séance de pénalties.
N° 2 Michèle Alliot Marie : Arrière droit. Grosse expérience en défense, elle est aussi capable de jouer dans les
couloirs.
N° 3 Bernard kouchner : Latéral gauche. Garde la confiance du sélectionneur pour son métier dans les affaires
européennes.
N° 4 Brice Hortefeux: Stoppeur. Le fidèle du selectionneur qui compte sur lui pour renvoyer les attaquants adverses dans
les charters... Heu pardon dans le camp adversaire.
N°5 Xavier Bertrand: Libero. L'homme à l'ambition débordante, méthodique et efficace.
N° 6 Xavier Darcos: Milieu récupérateur. Se caractérise par son abnégation, homme de dialogue qui ne lache rien.
N°8 Eric Woerth: Demi défensif. Loyal, efficace, un rouage essentiel de la réduction des déficits publics. Docile envers
le selectionneur.
N° 10 Luc Chatel: Milieu offensif. Joue gros sur les questions du pouvoir d'achat. (LME) Réformateur de la grande
distribution.
N° 11 Nadine Morano: Aile droite. Comme Garrincha, elle fait toujours la même feinte mais peut s'avérer dangereuse sur
le flanc de l'attaque. Prête à tous les sacrifices pour satisfaire les exigences du sélectionneur. Jamais en manque de mauvaise foi.
N°7J.L. Borloo: Aile gauche. Spécialiste des dribbles et zigzags assassins dans les défenses adverses. Imprévisible.
N°9 Rachida Dati: Avant-centre. En baisse de confiance, elle a tendance à s'enflammer devant le but, mais est capable
d'affoler les défenses grâce à son culot. Possède toujours la bénédiction du selectionneur.
SUR LE BANC :
Michel Barnier: pecheur impénitent.
Christine Lagarde: en perte de moyen.
Hervé Morin: en défense poste pour poste avec B. Kouchner
Roseline Bachelot: joker(esse) à la pointe de l'attaque.
Christine Albanel: trop discrète pour le moment.
On peut être sûr avec une équipe de cet acabit que les valeurs libérales les plus basiques seront défendues becs et ongles. Les
supporters doivent être prêts à régler toutes les notes, cracher au bassinet de la loi du marché, encaisser les répercussions des hausses des carburants, et de faire des olas de
satisfaction, banderolles aux vents de cette modernité dont on croit toujours devoir se gausser, car la devise du coq hardi, plus que jamais reste:
"Marche ou crève"
Bon foot...
Mais que ce mot est hideux !
Sophie Marceau, Audrey Tautou, Marion Cotillard sont bankables. Gérard Depardieu, Daniel Auteuil sont bankables. Aujourd’hui, Dany Boon l’est devenu.
Bancable ou Bankable : Susceptible de faire dégager du profit… Anglicisme en vogue dans le milieu du cinéma, acteur ou actrice qui assurera le succès d’un film.
En va-t-il de même pour les auteur(e)s ?
On peut raisonnablement affirmer qu’Amélie Nothomb l’est. Anna Gavalda dont le dernier opus est tiré dès sa sortie à 300 000 exemplaires l’est aussi à coup sûr. Qui d’autre ? Douglas Kennedy…
C’est donc le « crédit nominatif » ou « la solvabilité de notoriété » ou encore « le capital de visibilité » qui excite les producteurs/éditeurs à réaliser, à risques calculés, les investissements nécessaires pour décrocher les meilleurs rendements. Faire valser les blockbusters…
Ce système de cotation organisé en réseaux d’influences où les médias jouent un rôle
prépondérant n’est pas sans rappeler le PMU sur une grande échelle. À ceci près que là, il s’agit d’artistes et non de canassons…
Loin de moi l’idée de hurler à une machination médiatico-maçonnique, le libéralisme dur qui dirige les affaires, et aussi culturelles, ne peut qu’induire ce type de pratiques… Il s’agit de
se demander si cette course au profit n’est pas nuisible à la qualité artistique (cf. : Astérix aux jeux mirifiques)… On a déjà plus ou moins la réponse n’est-ce
pas ?
Non, la vraie question serait de savoir si en fin de compte, il est si souhaitable d'être bankable ?
Quitte à passer pour un doux rêveur idéaliste ( j'ai l'habitude, et je commence même à y prendre goût ), voire un empêcheur de spéculer en rond... Au regard d'une actualité nauséeuse, sur fond mouvant de crise économique et de naufrage du pouvoir d'achat, lorsque le moral des ménages navigue
dans les 36° dessous, il est pourtant une solution qui titille par son bon sens absolu. 





































