Qui suis-je?

 

 Guitariste de Zebda de 1988 à 2003, j'ai sorti en Janv 2007 aux éditions danger public un récit sur cette expérience humaine et musicale. J'anime aujourd'hui des ateliers d'écriture, je travaille sur un deuxième roman, je publie des nouvelles sur cet espace.

J'ai toujours eu la passion des livres... 
Ce blog est fait pour parler de lectures, pour apporter un regard ou des opinions sur la culture en général et sa place dans la société.

Les billets de bonne ou de mauvaise humeur, les coups de gueule sur l'actualité sont aussi les bienvenus...

 

Des livres

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N'ayons pas peur des mots...

Mercredi 22 octobre 2008

Publié dans : N'ayons pas peur des mots...

Il ne faut pas confondre Emmanuelle et Soeur Emmanuelle...
L'une traîne un vague érotisme poilu sur une pellicule fatiguée des années 70 et fait toujours sa tête de cochonne, l'autre, portait des lunettes façon yellow submarine et se marrait tout le temps, exaltée par un optimisme en nickel massif.
 Pourtant des raisons de rire, il n'y en a plus tant que ça... 
 Il faut bien se résoudre à la drastique évidence : Notre époque est celle de la constipation. Nous sommes entrés dans la dictature du formatage et toute les Emmanuelle(s) du monde ne peuvent plus y faire grand chose.
 Karl lui-même en mangerait son chapeau. Le capitalisme a réussi son meilleur tour de force. Privatiser les bénéfices (par définition), mais aussi nationaliser les pertes. Le bon sens près de chez vous quoi!
 Pour tous ceux qui ne sont pas : petits épargnants, propriétaires de portefeuilles ou  parachutistes à Wonderland, il reste à conjuguer le verbe candidater.
 Je candidate, tu candidates, il candidate, nous candidatons...
 Allez...! Classons cette  originale création sémantique dans la catégorie Post-surréalisme-conceptuel-décadent et restons amis...

 

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Lundi 8 septembre 2008

Publié dans : N'ayons pas peur des mots...
    
                  


Mes chers visiteurs

 Si je pianote d'un index fébrile et hésitant les touches du clavier, c'est pour vous témoigner aujourd'hui mon désarroi le plus profond.
 En effet, pour des raisons parfaitement indépendantes de ma volonté - qui doivent néanmoins rester ultra confidentielles - je me trouve dans l'impossibilité de publier le moindre article pour le moment.
 Je manque cruellement de temps...

 Pourtant Dieu sait que les sujets ne manquent pas.
 Le salaire exorbitant de Laurence Ferrari, par exemple.
 La soporifique rentrée littéraire, la visite papale, la désopilante crise des subprimes, les visiteurs corse, l'excellent roman de Chandler que je suis en train de lire... 
 Non, malgré cette actualité torride, aussi primordiale que fondatrice, et à mon corps défendant, je ne publierai rien pendant une durée (D) de temps, difficile à évaluer à brûle pourpoint.
 Cependant vous le savez, je peux résister à tout sauf à la tentation ! 
 Et la tentation de vous retrouver est grande...
 Tout laisse à penser que, quitte à rogner sur le temps précieux du sommeil et de la rêverie, quitte à faire le sacrifice de quelques activités de la plus haute importance; je serais bientôt en mesure d'écrire sur de nouveaux sujets et dans un style caractéristique dont le désopilant continuera à rivaliser avec l'impertinence et le talent.
 Je vous engage donc à rester fidèles à cette espace, libre de droit, afin de contribuer à nourrir cette platonique connivence.
 Je vous promets de me remettre trés vite au travail...
 Mes chers visiteurs je sollicite de votre part la plus grande clémence et vous transmet mes respects les plus reconnaissants. A trés vite donc...

 P.S. : Il n'y a rien à ajouter
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Mercredi 28 mai 2008

Publié dans : N'ayons pas peur des mots...
Alors que le chiffre d'affaire de la filière musique s'écroule de 10 à 15% par mois, le texte visant à "priver" les adeptes du peer to peer est à l'ordre du jour. (Conseil des ministres du 11 Juin)
Selon un amendement européen, à la lecture de l'adresse IP et aprés une paire d'avertissements sans frais, l'internaute pirateur de fichiers musicaux pourra écoper d'un carton rouge et se verra exclu du terrain de jeu numérique. Voila donc dix ans que la législation patine sur ces questions de droits d'auteurs. Une mesure à contretemps... Les Sony BMG, Universal , Emi ont déjà mangé leurs chapeaux...
 Aprés le cinéma, la photographie, la musique, le livre entre lui aussi dans la valse de la révolution numérique. Le support papier est aujourd'hui en concurrence avec les nouveaux appareils de lecture portables, désormais on tiendra une bibliothèque dans le creux de la main. (Google a déjà numérisé plus d'un million de livres...) La technologie en avance sur les textes de lois, à l'ouest rien de nouveau... Doit-on se méfier de cette littérature 2.0? 
 Il est impossible de détruire toutes les antennes, les cables de fibre optique, les écrans à cristaux liquide et dénuder la terre du filet numérique qui la ceint pour n'y laisser que des chemins poussiéreux parcourus par de philanthropiques franciscains aux pieds nus; comme il sera impossible demain de se passer  de Wi-roman...
 Il est sans doute nécessaire de repenser rapidement les pratiques d'écriture, de lecture et surtout d'édition car plus de liberté tuera la liberté des artistes privés de droits d'auteurs.
 Anticiper, anticiper que diable! 
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Lundi 19 mai 2008

Publié dans : N'ayons pas peur des mots...
          Le bolegason à Castres. 
 Ces gens là font un boulot formidable en matière culturelle et notamment en ce qui concerne l'écrit. Pour la quatrième édition du festival "Transport de mots", outre une programmation variée et audacieuse ( Excellent Imbert Imbert, des soirées Slam, du Hip Hop concert et danse, etc...)  il était proposé  samedi 17 Mai au centre d'art contemporain de Castres un colloque qui réunissait poètes, slameurs, revuistes, musiciens.
 Un avenir pour les disciplines de l'écrit? Droit éditoriaux? Visibilité et validité des ateliers d'écriture... Statuts et perspectives...
 Une réflexion qui mérite d'exister, n'est-ce pas? 
 A suivre de près. 
 Par là --> http://www.bolegason.org/bolegason/index.html 


 








Slam du jour      

 Je jète l'ancre... Je te jète l'encre.
 J'hésite
 Je tends le fil de la bouche à l'oreille,
 Essai pour faire mouche dans les cages à miel.
 Micro... microcosme
 Je tends le fil, la corde à linge,
 suspendus à mes lêvres par des mots coulissants.
 La corde d'abondance, abonde dans mon sens...
 Ne coupez pas.
 Ne coupez pas...
 Corde à sauter
 Du coq à l'âne bâté
 Un fil d'Ariane. La bouche a changé d'âne.
 De la forme ou du fond?
 Du fil à fricoter, du fil à coudre, du grain à moudre, une corde de brume.
 De ces mots je présume. Et sur la corde raide je fais l'équilibriste, un slam je m'enfoutiste.
 Aussi mince qu'un fil. De la corde vocale. Une main au panier. Une corde à piano.
 Un fil à attirer du plomb...
 Un labyrinthe au fond...
 Vous avez demandé des mots lisses?
 Ne coupez pas
 Ne coupez pas
 Ne coupez pas...
 COUPEZ!
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Mercredi 9 avril 2008

Publié dans : N'ayons pas peur des mots...
  Et de la citation poids lourd...

" N'arrête d'écrire que quand tu sais comment l'histoire continue "

 " On peut écrire d'excellents romans avec des mots à 20 Dollars, mais ce qui est méritoire c'est de le faire avec des mots à 20 cents..."

 " Une raie de moins ne change pas la peau du tigre, mais un mot de trop tue n'importe quelle histoire..."
 
" La tristesse se résoud dans un bar, pas dans la littérature "
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Jeudi 7 février 2008

Publié dans : N'ayons pas peur des mots...
l-onard.jpg Les périodes pré-électorales constituent le nec plus ultra en matière de promesses de changements. 
 Les candidats V.R.P. sont, dans ces moments-là, loin d'être maladroits en argumentations pléthoriques sur leurs visions du futur et la soupe qu'ils nous servent possède les vertus qui assureront un avenir plus radieux. 
" Avec moi... Il va y avoir du changement..." 
 Du changement
 ! 
  Avant et après Marx, les philosophes et les politologues en étudient les enjeux. Faut-il changer le peuple pour changer les gouvernants ? Faut-il changer les gouvernants pour changer le peuple? D'aucun pourrait s'écrier à une propension délibéré de sodomiser les insectes volants, famille des mouches catégorie Tsétsé tant le sujet peut s'avérer soporifique. 
 La bête amorphe ose une métamorphose. 
 Muter, transformer, évoluer, convertir... Point n'est trop aisé. On sait ce que l'on quitte, on ne sait pas pour quoi... Le moindre codicille est sujet à caution, le mouvement est passible de sanctions, toute nouveauté inquiète. Dans ces conditions, le système "en l'état" trouve grâce à nos yeux, tant nous sommes peu à même de nous mouiller dans d'éventuelles innovations. 
Il est urgent d'attendre. 
 Une fois élu(e)s, les gouvernants fraîchement émoulus qui ont bien analysé cette cristallisation, se lancent à grand renfort d'effets de manches, et de tempête virtuelle dans les fondements de nos institutions, dans un grand ménage de complaisance, ménage savamment orchestré dans le but à peine voilé de tout laisser retomber dans le même désordre. Notre exemplarité universellement envié ne l'est que de manière empirique. 
 Le changement dont on parle ne passerait-il pas par une restructuration profonde de nos habitudes, nos manières d'agir et de penser? Une véritable remise à zéro des compteurs, une table rase des préceptes fondateurs?
 Cette demi-révolution ( une révolution nous ferait revenir au même point ) ne sera sans doute que la résultante d'une situation de crise majeure qui bouleversera les équilibres familiaux, sociaux, économiques. 
"Nécessité fait loi" 
 Ce qui est sûr pourtant c'est que si avant, il était un peu marteau, plus tard, avec le temps, Léonard devint scie...
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Mardi 22 janvier 2008

Publié dans : N'ayons pas peur des mots...
 Il avait fallu plusieurs semaines à Pacco pour digérer. La chevrotine, ça ne passe pas facilement. Après avoir alterné différents stades de convulsions, de spasmes, d’allergies, de révolte, il décida de ne pas en rester là. Une refonte était nécessaire ? Très bien ! Autant prendre le problème de front. C'est-à-dire à zéro…

 Albares passa deux mois d’été à une dissection scrupuleuse de son manuscrit.  Annotant, fléchant, cochant, biffant des pans entiers de son récit et jusqu’aux fondations. Sans pitié. Renvois, apostilles, astérisques, le bloc de feuillets ressemblait à la fin août à un champ de mines illisible… Champollion en personne y aurait bafouillé son chant du signe.

 Début septembre, fort de ce travail préliminaire, il ralluma son portable IBM T30 et repartit au combat. Pacco était à nouveau aux affaires, en équilibre entre censure et inspiration… Ah Ah… ! Amender… Etriller… Serrer le fond, la forme, les péripéties, les atmosphères, les dialogues, le ton… Décocher des flèches aux traits purs… Laisser refroidir… Il écrivait vite ? Non. Il écrivait longtemps. Quatre à cinq heures par jour. Et il imagina des rebondissements, des fausses pistes. Il assombrit son personnage, lui infligea une propension à l’alcool et des crises d’hémorroïdes… Il s’appliqua à juguler son amour immodéré des mots, des phrases ciselées, à réduire les niveaux d’abstraction. Derrière lui, sa conscience. Sourcilleuse et revêche. Sous le clavier, crépitait un brasier. Il y lançait des bûches. Au feu les dogmes et les doctrines, les situations initiales, les éléments déclencheurs… Au feu les classiques, les surréalistes, les Oulipiens… Originalité et universalité sont-elles compatibles ? Un roman est-il un jardin taillé bien au carré, ou une jungle à machette ? Beckett, Céline, Kafka avaient-ils cherché à plaire ?  Doit-on écrire ce qu’on aimerait lire ?

 Du neuf, du neuf… !

 «  Mario Maddor. Un type qui après avoir mis tant de zèle à se perdre, trouve un moyen de quitter la table la tête haute. Un type qui fonctionne à l’instinct. À l’instinct des naïfs… »

 Voilà. En trois phrases.

 Ce qu’il voulait raconter.

 Fin octobre, la deuxième version était prête. Point de divertissement étourdi. Plus que jamais gouvernait en lui le sentiment d’avoir été juste. Au mot près. Pour la deuxième fois, Pacco Albares envoya le manuscrit chez son éditeur. Avec l’écriture, il avait trouvé une hygiène de vie, une manière de lancer des pavés dans la mare. En attendant les remous, il se mit à écouter Charlie Parker et à lire du Chandler…

 Au lieu du plouf espéré, ce fut un couac. Fin décembre, Un email anodin tombait sur son écran. C’était un crève-cœur bien sûr, mais « L’instinct du naïf » ne rentrerait pas dans la ligne éditoriale de la maison…

 Joyeux Noël et Banané…                À suivre...

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Vendredi 11 janvier 2008

Publié dans : N'ayons pas peur des mots...
Plusieurs semaine. Presque quatre mois que Pacco Albares employa à rechercher des sources pour une nouvelle histoire. "Un meurtre au couteau dans un panier de crabe"... Presque quatre mois donc et Pacco tâchait de se convaincre que puisque aucune réponse ne remontait du bureau de son éditeur parisien, celà voulait sans doute dire que son manuscrit présentait un quelconque intérêt. 
 Son moral faisait le yoyo. Parfois Pacco pensait à la vanité de son entreprise. Comment ne pas voir dans son projet de fiction une présomptueuse ambition au regard d'un talent hypothétique. Et lors de ses moments d'euphorie, il louait la forme, le style qu'il avait choisi, fait de ruptures, vivant et chargé d'un deuxième degré qui ne pouvait que titiller la sagacité des lecteurs. 
 Passé une période de trois mois d'attente, Pacco Albares finit par ne plus du tout savoir que penser. Finalement, il aurait trés bien pu oublier tout ça...
 Un jour qu'il s'apprétait à sortir de chez lui, clé de voiture en main, main sur la poignée de la porte, le téléphone sonna. C'était son éditeur.
 - Excuse moi... faut absolument que je sorte là, je te rappelle dans une heure... C'est possible?
 Une heure plus tard lorsqu'il revint chez lui, Pacco Albares ouvrit sa boite aux lettres électronique et trouva ce message :

Salut Pacco
Je l'ai plus que parcourue : je l'ai lue de fond en comble depuis le jour où tu nous l'a envoyée. (…)Cette histoire a des qualités, mais elle laisse comme un petit goût d'inachevé. Peut-être a-t-elle été écrite un peu vite, pas assez digérée, macérée, repatouillée ? Tu écris que la vie est un "processus de digestion, une lente macération purement organique". Eh bien, un roman, c'est pareil. Un travail physique, pas cérébral. Les fulgurances n'existent pas, ça ne donne rien de viable. (…)L'écriture, c'est un savoir-faire, qui se maîtrise lentement. Je vais te donner des exemples plus loin.

1) Sur le fond, on sent que tu essaies d'aller vers quelque chose - qu'il y a quelque chose d'important là-dessous - mais que peut-être tu emploies trop de chemins pour y arriver et que, du coup, tu n'arrives jamais vraiment à destination.
Quel était l'objectif de ton histoire à l'origine? On écrit toujours pour dire une chose précise, pour faire passer quelque chose de bien spécifique. Quel est le sens que tu voulais donner à ton roman? Cela tient en 5 lignes, peut-être 10.
La seule recette : le travail et la sincérité.

2) Sur la forme, il y a une galerie de personnages trop riche, des ruptures temporelles et géographiques permanentes, ce qui perd vite le lecteur. Et puis, tu commences sur un style un peu trop écrit avant d'épurer un peu tes phrases (page 20-25). Il est manifeste que le style plus sobre te convient mieux. (…)
En écrivant, il faut être comme Miles à la trompette : "Jouer peu de notes, mais jouer les bonnes".

Un exemple : "Le souffle chaud des bobines électriques de la motrice s'estompa. La rame cliquetait sous la verrière sale. Mario s'éjecta du wagon inconfortable. Il fut aussitôt pris à la gorge par un courant d'air de poussière insalubre, de limaille de fer". Trop de mots !
 Relis Chester Himes en disciple, tu verras sa technique, c'est bluffant. On est emporté par ce qui paraît couler de source, mais qui relève du travail.

Enfin, et ça, c'est essentiel : il faut chasser tous les clichés littéraires : "il se fendit d'un sourire", " ses expériences avaient pétri chez lui un caractère ouvert", " Le manteau blanc des toitures tranchait sur l'azur du ciel immaculé", "Il ne concédait qu'un talon d'Achille, héritage d'une prime enfance " Il cherchait un chemin dans des espaces de plus en plus réduits, des pièces de plus en plus confinées", " Elle avait les joues fraîches, les yeux pétillants"...
Tout ça, c'est une musique trop connue, trop souvent lue. L'enfance est toujours la "prime enfance", la pièce est toujours "confinée", les yeux toujours "pétillants", etc.
 Je ne veux pas t'accabler, cher Pacco : tu as aussi souvent des trouvailles très jolies : " À la qualité du silence dans la maison vide, il devina qu'il avait dû neiger." C'est très fin, très doux.
"Ses doigts étaient des pinceaux fins sur de la porcelaine"
" Le lit de Julie donnait sur la fenêtre à guillotine. Ils y avaient passé le premier jour de l'année".
 Tu dois te contraindre à la sobriété, car c'est ce qui te réussis le mieux. N'essaie pas d'échapper à ce que tu dois raconter, derrière une multitude de personnages et de mots. Raconte ce qui est la vie, la tienne.

 

 
 
 Pacco resta un moment sans voix. De toute façon il n'y avait pas grand chose à dire. Il ne rappela pas Paris. Le message reçu ne nécessitait pas d'autres explications... Ca allait bien comme ça... 

A Suivre...

 

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Mardi 8 janvier 2008

Publié dans : N'ayons pas peur des mots...
 Pacco Albares venait de mettre un point final à un nouveau manuscrit. Six mois de travaux d'approche, quatre de relecture et de correction. 34744 mots, une centaine de pages dont il était assez satisfait bien qu'il fut certain que son texte nécessite encore des retouches. Qu'à celà ne tienne, il décide d'envoyer le dit manuscrit à l'éditeur qui avait publié un an plus tôt son premier livre. Un point de vue avisé lui permettrait de prendre du recul.
 Avec la pudeur d'une jouvencelle qui effleure un corps frais et une vertu immaculée lors d'un rendez-vous galant, le texte se glissa dans la boite aux lettres électronique de l'éditeur sur la pointe des pieds... Cette fois,  Pacco Albares avait fait l'économie d'une reliure et d'un envoi par la poste dont découlait à coup sûr, le syndrome du naufragé qui lance une bouteille à la mer.
Il n'y avait plus qu'à attendre... 
 Les rapports que Pacco Albares entretenait avec son éditeur n'avaient pas été mauvais jusque là, et quoique sporadiques, il n'y avait aucune raison pour que son manuscrit trouve lettre morte, il s'agissait entre eux d'une collaboration constructive et Albares se voulait optimiste. Il comprenait l'enjeu de ce deuxième roman, il fallait confirmer, convaincre. Pour lui, l'histoire était bonne, la forme en lente maturation. Il soupçonnait cependant que certain critères de "commercialisation" allaient lui échapper. Pour couper court à toutes élucubrations nauséeuses, il décida de se remettre au travail sur une autre histoire... Pourtant tous les jours il guettait sa boîte aux lettres et sursautait au moindre coup de téléphone...

A suivre...
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Dimanche 16 décembre 2007

Publié dans : N'ayons pas peur des mots...
mespledes.jpg

 " Mon culte sur la commode "
 A l'occasion de la sortie de son copieux dictionnaire des littératures policières
, Claude Mesplède, avec la complicité de la Librairie Renaissance à Toulouse, réunissent une prestigieuse brochette d'auteurs autour du thème du roman policier.
 Belle initiative !
En signature :Tonino Benacquista, Manu Causse, Pascal Dessaint, Florence Thinard, Emmanuelle Urien, Daniel Pennac et bien d'autres...
  Autour d'un forum musical et décontracté, auteurs, réalisateurs, éditeurs, libraires partagent leur passion du Polar. 
 Enfin une opportunité de rendre au genre ses galons.
 Garde à vue du 14 au 18/12 2007.
 Bon anniversaire à La Librairie de la Renaissance.
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