Jeudi 4 octobre 2007
Publié dans : Auteurs
Il fut un temps où tu étais si bien habillée
Tu balançais trois thunes aux clodos, dans ton bel âge
Les gens te disais fais gaffe poupée, tu vas te planter,
Tu croyais que tous se moquaient de toi, Tu t’en foutais
De ceux qui traînaient dehors
Maintenant tu la ramènes moins,
Maintenant tu fais moins la fière
D’avoir à supplier ton prochain repas
Ça te fait quoi ? ça te fait quoi…
D’être dans la rue
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule…
How does it feel
How does it feel?
To be without a home
Like a complete unknown
Like a rolling stone...
Vu la qualité des précédents travaux de François Bon sur les Rolling Stones, livre que j’avais dévoré, extatique et
friand de cette odeur de souffre qui émane des ateliers du Diable, la bio sur Bob « Zimmermann » Dylan qui sort ces jours-ci me fait des clins d’œil appuyés dès que je m’approche des
rayonnages. Il faut que je pense à me la faire offrir…
En attendant, je conseillerais sorti en 2005 chez Galaade Editions « Like a Rolling Stone – Bob Dylan à la croisée des chemins » par Greil Marcus.
L’autopsie d’un morceau dans le contexte social et politique contestataire de 1965… Rien d’autre qu’une révolution de six minutes, qui remet l’adage : Tout change, rien ne change, au
goût du jour.
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Mardi 25 septembre 2007
Publié dans : De qui se moque-t-on?
Dans le style germanique,
vedettes de la Rhur, peu de groupes on réussit à passer le Rhin. Il faut dire que le marché français est depuis lulure saturé d'anglo-saxonnerie. On pipe pas un mot de toute façon et
c'est avec une condescendance tentée de culpabilité qu'on snobe les teutons. C'est un fait...
Nena et ses "Stroumpfs balloon" ne fut qu'une comète, entité négligeable. Scorpions, eux, chantaient en anglais. Et il y eut Nina Hagen...
Egérie d'une extravagance salutaire, décadence stylistique soignée (aucune leçon à recevoir de tous les Mick Jagger, Iggy Pop, Courtney Love...), Madonne d'une époque où il y avait encore
quelques espaces insurrectionnels...
Mais alors les quatre minots cellophanés, plastifiés, préfabriqués qui nous débarquent des usines Universal... là, j'avoue, ça fait peur...
Mamie Nina, si tu croises ces garnements dans quelques bacs à sable... N'oublie pas de leur expliquer ce que c'est que de chanter en vrai live... avec ses cordes vocales quoi...
Et, ah oui ! j'oubliais... balances de ma part un bon coup de soulier dans ces juvéniles tibias... ça me fera du bien.
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Mardi 18 septembre 2007
Publié dans : pascal.cabero
Le 20 sept a été examinée la demande de libération à
mi-peine de B. Cantat, chanteur de Noir Desir.
Un cas de conscience de plus concernant cette affaire...
En été 2003, on se souvient des faits. Comment aurait-on pu passer à côté ?
Les chroniqueurs de tous poils en firent leur pain béni. Les professionnels de la formule choc, les charognards des faits divers croustillants montèrent au créneau. Ils surent attiser les
passions, faire vibrer la bonne conscience populaire, invoquer la morale à gros tirage...
Un sujet brûlant.
Brûlant comme cet été 2003. Les pépés et les mémés y passaient l'arme à gauche, suffocants, solitaires sous des ventilos poussifs brassant un air torride. Un bel os à ronger cette affaire de
Vilnius! Elle réussit en somme à dévier le tir de la vindicte populaire loin des ministres concernés en vacances de responsabilités.
Oui! B. Cantat fut une vedette charismatique, talentueux, admiré... Oui! il fut un poète hors du commun qui a su redonner avec ses pôtes des lettres
de noblesse au rock français.
Son destin et surtout celui de sa compagne ont basculé dans le drame. Voilà cinq ans que "le maudit" purge sa peine... Aujourd'hui, il n'est plus rien.
Sans alléguer une "singularité romantique", sans minimiser la gravité de la faute, au risque pourtant de me mettre à dos une armée de suffragettes qui réclament de l'exemplarité,
sans dénigrer la légitimité du combat qu'elles mènent en faveur des femmes victimes de violences, et puisque cette demande de libération anticipée est parfaitement légale, laissons cet homme
repartir, se reconstruire, renaître à une deuxième vie.
Il ne doit pas devenir le symbole idéal, épinglé au pilori au nom de tous les lâches qui bastonnent impunément leurs moitiés. M'est avis qu'il sera une fois dehors, encore seul juge de
ses actes et qu'il faudra du temps, peut-être beaucoup de temps, pour qu'il refasse à sa conscience une virginité. Les yeux dans les yeux.
Et qui pourra répondre à cette question :
La vérité se reconnait-elle dans les élans du coeur ou dans la froideur de la raison?
Bon courage mon frère...
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Jeudi 6 septembre 2007
Publié dans : pascal.cabero
Toute la France est au travail...? Toute? non...
Dans les hautes vallées de l'Aude, dans les collines ariegeoises, dans les forêts du Jura, ou ailleurs, cachés, résistent encore quelques
irréductibles. Autodidactes, marginaux, combinards, poètes, jardiniers, saisonniers, invisibles des instituts de sondages, parias des recensements, fantômes des listes électorales, ils ne
possèdent ni téléphone portable, ni carte bleue, ni carte orange, ni ADSL, ni SUV, ni VMC... Pourtant ils survivent. De petits boulots, d'auto production, d'échanges de bons procédés, au jour le
jour. C'est sûr la fourgonnette ne démarre pas toujours quand il faudrait, les godillots sont d'abord solides, les aisselles ne sentent pas forcement la rose, et il arrive aussi
qu'ils puent des pieds... même en tongues...
Mais le soir venu, dans des chandails de grosses laines, la face penchée vers les flammes d'antiques cheminées, ils goûtent à une liberté dont ils ont choisi de payer le prix fort...
Mis à part l'odeur des pieds, c'est peut-être ça la vrai modernité...
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Mercredi 29 août 2007
Publié dans : pascal.cabero
Voilà... C'est fini...
Les restaus, les apéros, les glaces chocos... Les paysages sans barrières, la brise chargée de collines, de ruisseaux enchanteurs, de chants d'oiseaux moqueurs... Les siestes
crapuleuses, les pieds en éventails, les anglais en vacances qui portent des chemises roses, les programmes de l'été sur France Inter ( Merci l'Afrique enchantée ) et les journalistes infos
intérimaires qui cafouillent...
Là on va se reveiller dans la France à Sarko... La France qui se lève tôt...
Quelque chose me dit que ça va être du brutal.
Suppression massive de postes d'enseignants, le paquet (cadeau) fiscal, les clins d'oeil au Medef, le zèle du ministère de l'immigration, l'intensification de la vente d'armes,
et la baguette, le lait, les cigarettes, le gasoil qui augmentent... etc... etc... Et les panneaux et les travaux...
Faut juste espérer que parmi les 700 livres qui feront la rentrée littéraire 2007, il y ait de quoi gratter quelques petites perles... Non?
De toute façon comme dit ma
concierge : " quand on voit ce qu'on voit et qu'on entend ce qu'on entend, on a raison de penser ce qu'on pense..."
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