Qui suis-je?

 

 Guitariste de Zebda de 1988 à 2003, j'ai sorti en Janv 2007 aux éditions danger public un récit sur cette expérience humaine et musicale. J'anime aujourd'hui des ateliers d'écriture, je travaille sur un deuxième roman, je publie des nouvelles sur cet espace.

J'ai toujours eu la passion des livres... 
Ce blog est fait pour parler de lectures, pour apporter un regard ou des opinions sur la culture en général et sa place dans la société.

Les billets de bonne ou de mauvaise humeur, les coups de gueule sur l'actualité sont aussi les bienvenus...

 

Des livres

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Dimanche 14 octobre 2007

Publié dans : N'ayons pas peur des mots...
biennale.gif " Ma vocation changea tout : les coups d'épées dans l'eau s'envolent les écrits restent, je découvris que le Donateur, dans les Belles Lettres peu se transformer en son propre don, c'est à dire en objet pur. La conscience m'avait fait homme, la générosité me ferait livre..." J.P. Sartre.
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Mardi 9 octobre 2007

Publié dans : De qui se moque-t-on?
Anne Sophie Demonchy a des problèmes? 
Pour avoir dénoncé dans son Blog, les pratiques douteuses de certains éditeurs? 
Révélations? ou secret de Polichinelle...

Mais voyons... Il n'y a pas là matière à scandale...  Tout le monde sait bien que ce genre de pratique est courant dans la jungle de l'édition. Des sociétés ayant pignon sur rue proposent aux auteurs trop crédules et celà depuis bien longtemps d'éditer leurs oeuvres moyennant la prise en charge des coûts de production. (Saisie de texte, réalisation de maquette, coût des épreuves, conception et présentation de la couverture pour un montant de 2620 Euros chez Amalthée, 3260 Euros chez Bénévent, par exemple). L'auteur est censé bénéficier d'un mirifique réseau de distribution, et doit être prêt à une campagne promotionnelle à couper le souffle (Salons, Interviews, Radios, Télés...) Il s'agit pour ces pseudos éditeurs de travailler en flux tendu avec des investissements minimums, et d'attendre le gros coup. 
 Pas de politique éditoriale! Foin de l'artistique! Et haro sur le pigeon... 
 Laissons Anne sophie, par ailleurs journaliste au magazine des livres (Grpe Robert Lafont), faire son travail... Son blog "la lettrine" est vivant, inspiré et bien documenté... http://www.lalettrine.com/article-12891725-6.html#anchorComment
 Posons nous plutôt la question de savoir d'où vient ce bruit obsédant... C'est le vacarme impitoyable du pilonnage  des livres qui n'auront pas trouvé preneur... Voyage au bout du pilon?
http://livres.lexpress.fr/dossiers.asp?idc=9601&idR=4
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Jeudi 4 octobre 2007

Publié dans : Auteurs

 

Bob.jpg














Il fut un temps où tu étais si bien habillée

Tu balançais trois thunes aux clodos, dans ton bel âge

Les gens te disais fais gaffe poupée, tu vas te planter,

Tu croyais que tous se moquaient de toi, Tu t’en foutais

De ceux qui traînaient dehors

Maintenant tu la ramènes moins,

Maintenant tu fais moins la fière

D’avoir à supplier ton prochain repas

 

Ça te fait quoi ? ça te fait quoi…

D’être dans la rue

Comme une parfaite inconnue

Comme une pierre qui roule…

 

How does it feel

How does it feel?

To be without a home

Like a complete unknown

Like a rolling stone...

 

Vu la qualité des précédents travaux de François Bon sur les Rolling Stones, livre que j’avais dévoré, extatique et friand de cette odeur de souffre qui émane des ateliers du Diable, la bio sur Bob « Zimmermann » Dylan qui sort ces jours-ci me fait des clins d’œil appuyés dès que je m’approche des rayonnages. Il faut que je pense à me la faire offrir…

 En attendant, je conseillerais sorti en 2005 chez Galaade Editions « Like a Rolling Stone – Bob Dylan à la croisée des chemins » par Greil Marcus. L’autopsie d’un morceau dans le contexte social et politique contestataire de 1965… Rien d’autre qu’une révolution de six minutes, qui remet l’adage : Tout change, rien ne change, au goût du jour.  
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Mardi 25 septembre 2007

Publié dans : De qui se moque-t-on?

Nina-hagen.jpg  Dans le style germanique, vedettes de la Rhur, peu de groupes on réussit à passer le Rhin. Il faut dire que le marché français est depuis lulure saturé d'anglo-saxonnerie. On pipe pas un mot de toute façon et c'est avec une condescendance tentée de culpabilité qu'on snobe les teutons. C'est un fait...
  Nena et ses "Stroumpfs balloon" ne fut qu'une comète, entité négligeable. Scorpions, eux, chantaient en anglais. Et il y eut Nina Hagen...  
 Egérie d'une extravagance salutaire, décadence stylistique soignée (aucune leçon à recevoir de tous les Mick Jagger, Iggy Pop, Courtney Love...), Madonne d'une époque où il y avait encore quelques espaces insurrectionnels... 
 Mais alors les quatre minots cellophanés, plastifiés, préfabriqués qui nous débarquent des usines Universal... là, j'avoue, ça fait peur...
 Mamie Nina, si tu croises ces garnements dans quelques bacs à sable... N'oublie pas de leur expliquer ce que c'est que de chanter en vrai live... avec ses cordes vocales quoi...  Et, ah oui !  j'oubliais... balances de ma part un bon coup de soulier dans ces juvéniles tibias...  ça me fera du bien.

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Mardi 18 septembre 2007

Publié dans : pascal.cabero

Le 20 sept a été examinée la demande de libération à mi-peine de B. Cantat, chanteur de Noir Desir. 
Un cas de conscience de plus concernant cette affaire...
En été 2003, on se souvient des faits. Comment aurait-on pu passer à côté ?
Les chroniqueurs de tous poils en firent leur pain béni. Les professionnels de la formule choc, les charognards des faits divers croustillants montèrent au créneau. Ils surent attiser les passions, faire vibrer la bonne conscience populaire, invoquer la morale à gros tirage...
 Un sujet brûlant.
Brûlant comme cet été 2003. Les pépés et les mémés y passaient l'arme à gauche, suffocants, solitaires sous des ventilos poussifs brassant un air torride. Un bel os à ronger cette affaire de Vilnius! Elle réussit en somme à dévier le tir de la vindicte populaire loin des ministres concernés en vacances de responsabilités.

 Oui! B. Cantat fut une vedette charismatique, talentueux, admiré... Oui! il fut un poète hors du  commun qui a su redonner avec ses pôtes des lettres de noblesse au rock français. 
Son destin et surtout celui de sa compagne ont basculé dans le drame. Voilà cinq ans que "le maudit" purge sa peine... Aujourd'hui, il n'est plus rien.

 Sans alléguer une "singularité romantique", sans minimiser la gravité de la faute, au risque pourtant de me mettre à dos une armée de suffragettes qui réclament de l'exemplarité, sans dénigrer la légitimité du combat qu'elles mènent en faveur des femmes victimes de violences, et puisque cette demande de libération anticipée est parfaitement légale, laissons cet homme repartir, se reconstruire, renaître à une deuxième vie.
 Il ne doit pas devenir le symbole idéal, épinglé au pilori au nom de tous les lâches qui bastonnent impunément leurs moitiés. M'est avis qu'il sera une fois dehors, encore seul juge de ses actes et qu'il faudra du temps, peut-être beaucoup de temps, pour qu'il refasse à sa conscience une virginité. Les yeux dans les yeux.
 Et qui pourra répondre à cette question :
La vérité se reconnait-elle dans les élans du coeur ou dans la froideur de la raison?
 Bon courage mon frère...

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Mardi 11 septembre 2007

Publié dans : De qui se moque-t-on?
nothomb.jpg Il y a déjà une Amèlie nationale : Mauresmo. 
 Elle lifte les balles plutôt que les mots, elle parabole des trajectoires, maîtresse à essuyer des revers, croisés ou long de ligne, , traçant du quadrillage de sa raquette une calligraphie de terre battue...  Magistralement. 
 Et voilà la Nothomb... C'est l'époque, remarquez...
 L'autre Amélie, que l'on pouvait hâtivement juger icône glacée, grande prêtresse des ténèbres, héroïne pour adolescents passionnés de suicide, sorte de Mylène Farmer des bibliothèques, classée numéro un à l'ATP des rentrées littéraire... Mystérieuse, évanescente...
 Ah... ce que sont que les préjugés quand même!
 Cette année on a droit à une sortie en chair et en os... Mazette! Elle écarte le lourd rideau de son cabinet d'ascétique écrivaine!  "Promo" au grand journal C+ pour son nouvel opus : "Ni d'Eve, ni d'Adam"... C'est le grand jeu... 
 Et on découvre une femme mûre, au regard direct, facétieuse, fardée mais véritable... carrément sympathique. "La fuite peut-être un acte sublime" ou bien : "Le mariage? il alourdit ce qui est léger", ou encore : "Je suis fidèle en amitié car j'ai une mémoire émotionnelle sans faille, liée à une intolérable solitude subie entre 12 et 20 ans..."  Qu'elle lache,  plein cadre les yeux déjà humide.  
 "L'hygiène de l'assassin", m'avait laissé dans l'expectative. Un goût pas désagréable certes, mais qui sentait le truc lié à la va-vite, rapidement ingérable, anecdotique. Je n'étais pas allé plus loin. 
 Mais de la voir là, vive, à la distance aristocratique, d'une générosité presque provinciale, possédant repartie fine et charisme discret, ça m'a presque donné envie de lire son livre...
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Lundi 10 septembre 2007

Publié dans : Auteurs
la-trempe.jpg  Quand les mots sont des coups de poings... Le style à Mohamed Ali.
 Quand ils sont des caresses... Du miel.
  
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Jeudi 6 septembre 2007

Publié dans : pascal.cabero

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Toute la France est au travail...? Toute? non...
Dans les hautes vallées de l'Aude
, dans les collines ariegeoises, dans les forêts du Jura, ou ailleurs, cachés, résistent encore quelques irréductibles. Autodidactes, marginaux, combinards, poètes, jardiniers, saisonniers, invisibles des instituts de sondages, parias des recensements, fantômes des listes électorales, ils ne possèdent ni téléphone portable, ni carte bleue, ni carte orange, ni ADSL, ni SUV, ni VMC... Pourtant ils survivent. De petits boulots, d'auto production, d'échanges de bons procédés, au jour le jour. C'est sûr la fourgonnette ne démarre pas toujours quand il faudrait, les godillots sont d'abord solides, les aisselles ne sentent pas forcement la rose, et il arrive aussi qu'ils puent des pieds... même en tongues...  
 Mais le soir venu, dans des chandails de grosses laines, la face penchée vers les flammes d'antiques cheminées, ils goûtent à une liberté dont ils ont choisi de payer le prix fort...
Mis à part l'odeur des pieds, c'est peut-être ça la vrai modernité...  

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Mercredi 29 août 2007

Publié dans : pascal.cabero
tn-organge-juice.jpg  Voilà... C'est fini...
 Les restaus, les apéros, les glaces chocos... Les paysages sans barrières, la brise chargée de collines, de ruisseaux enchanteurs, de chants d'oiseaux moqueurs... Les siestes crapuleuses, les pieds en éventails, les anglais en vacances qui portent des chemises roses, les programmes de l'été sur France Inter ( Merci l'Afrique enchantée ) et les journalistes infos intérimaires qui cafouillent...  
 Là on va se reveiller dans la France à Sarko... La France qui se lève tôt... 
 Quelque chose me dit que ça va être du brutal. 
 Suppression massive de postes d'enseignants, le paquet (cadeau) fiscal, les clins d'oeil au Medef, le zèle du ministère de l'immigration, l'intensification de la vente d'armes, et la baguette, le lait, les cigarettes, le gasoil qui augmentent... etc... etc... Et les panneaux et les travaux... 
 Faut juste espérer que parmi les 700 livres qui feront la rentrée littéraire 2007, il y ait de quoi gratter quelques petites perles... Non?
 De toute façon comme dit ma concierge : " quand on voit ce qu'on voit et qu'on entend ce qu'on entend, on a raison de penser ce qu'on pense..."
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Samedi 25 août 2007

Publié dans : pascal.cabero
L'élégance du hérisson , prix des libraires 2007 est donc le tube éditorial de l'été.
 Ce chassé croisé entre une concierge philosophe et une gamine surdouée et suicidaire aura séduit des milliers de lecteurs en estive. En un sens, c'est tant mieux, l'hérisson n'est pas dépourvu d'élégance.
 Muriel Barbery est une érudit. 
 Ca gamberge rue de Grenelle où s'ennuient les deux héroïnes. La substance et les apparences, la phénoménologie, la sagesse orientale, les fondements de l'art, les chats, le sens de la vie...C'est du poid lourd. Les phrases à tiroirs délimitent les confins d'une détresse existentielle, avec un certain humour, et l'on demande finalement qu'à se laisser prendre.
 Notre hérisson tente de traverser la nationale. 
 A petits pas menus, prudemment. Comme le rythme de l'histoire qui finit par lasser. La mayonnaise de poncifs intellos, de mécanismes techniques, de références première main, ne parvient pas à prendre, malgré l'adresse de l'auteure à brasser du concept...
 Alors de l'élégance dans le style... ça oui, mais défaut d'histoire...
 Belle forme... mais pas de corps, beaux habits, mais pas de chair...
C'est à se demander si les éditeurs ne négligent pas la solidité de la construction au profit de l'apparence, légère comme l'air du temps que l'on respire, et si tout simplement ils lisent les livres qu'ils éditent jusqu'au bout...
 Si c'est "Pan-dans-le-mille" pour Muriel Barbery, OK...  mon hérisson à moi ne parvient pas de l'autre côté de la nationale.
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