Qui suis-je?

 

 Guitariste de Zebda de 1988 à 2003, j'ai sorti en Janv 2007 aux éditions danger public un récit sur cette expérience humaine et musicale. J'anime aujourd'hui des ateliers d'écriture, je travaille sur un deuxième roman, je publie des nouvelles sur cet espace.

J'ai toujours eu la passion des livres... 
Ce blog est fait pour parler de lectures, pour apporter un regard ou des opinions sur la culture en général et sa place dans la société.

Les billets de bonne ou de mauvaise humeur, les coups de gueule sur l'actualité sont aussi les bienvenus...

 

Des livres

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Jeudi 25 septembre 2008

Publié dans : De qui se moque-t-on?
Quelle belle farandole de chiffres.
Quel canevas, quel torrent, quelle hécatombe, quelle avalanche, quelle hémorragie de chiffres!
 400 milliards de dollars pour renflouer les banques américaines qui ont fait joujou avec les crédits et la solvabilité des cow-boys...  200 millions d'euros évaporés aux bons soins de Denis Gauthier Sauvagnac président de L'UIMM et dont on n'entend plus parler. (Il est des prescriptions fulgurantes). Les quelques 400 millions que Tapie empoche en tant qu'ex-pilleur d'épave repenti (Wonder, Adidas, CL...). Belle tapinade!
 Sans oublier les 130km/h, vitesse à laquelle Albert Camus s'est tué au volant d'une Facel Vega le 4 janvier 1960. Les 165cm, taille de Louis de Funés et de Nicolas Sarkozy.
 Et le terrible 95% du temps ou selon Georges B. la femme s'emmerde en baisant...
 Alors?!! Des chiffres ou des lettres?
 Aprés ça, qu'on vienne pas nous dire qu'une femme enceinte rate à tous les coups sa mayonnaise! Hein? Faut pas pousser non plus...
 Heureusement un nouveau canard qui klaxonne a fait apparition dans les tourniquets des kiosques : SINE HEBDO. La couv se pare chaque semaine d'une maxime bien frappée. 
 J'ai retenu celle-ci : "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux" La Boétie 
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Mercredi 10 septembre 2008

Publié dans : pascal.cabero
 Il est des modes qui reviennent comme des hirondelles et qui réconcilient nos cages à miel avec l'air du temps.
 C'est une descente en roue libre à bicyclette dans un paysage de campagne.
 C'est les faces brunies, les yeux pétillants qui encerclent un feu fédérateur et joyeux. C'est les enfants qui courrent et s'égayent comme un vol de moineaux à la sortie de l'école. Le Jazz maanouche.
 Django a fait des émules. Il a créé une lignée. Il s'est élevé au rang de demi-Dieu de la six cordes et, cinquante ans aprés sa mort il est toujours considéré comme la référence absolue. (Voir accords et désacords de W. Allen... et Sean Penn s'évanouit à la seule évocation du mythe).
 C'est une musique qui jaillit, qui foisonne, qui tressaute, qui vous flanque immédiatement les heeby-jeebies dans les guibolles. Un remède antisinistrose implacable, une invitation à la joie pure, une source de jouvence qui vous repeint le monde en éclats de rire. Pas moins.
 La nouvelle génération ne s'y est pas trompée. Parmi tant d'autres : Birelli Lagrène (le fils prodige), Thomas Dutronc, Sanseverinno...
 Ne boudons pas notre plaisir, un gitan a laissé les clés sur la table, prenons la vie côté Jazz Maanouche... 
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Lundi 8 septembre 2008

Publié dans : N'ayons pas peur des mots...
    
                  


Mes chers visiteurs

 Si je pianote d'un index fébrile et hésitant les touches du clavier, c'est pour vous témoigner aujourd'hui mon désarroi le plus profond.
 En effet, pour des raisons parfaitement indépendantes de ma volonté - qui doivent néanmoins rester ultra confidentielles - je me trouve dans l'impossibilité de publier le moindre article pour le moment.
 Je manque cruellement de temps...

 Pourtant Dieu sait que les sujets ne manquent pas.
 Le salaire exorbitant de Laurence Ferrari, par exemple.
 La soporifique rentrée littéraire, la visite papale, la désopilante crise des subprimes, les visiteurs corse, l'excellent roman de Chandler que je suis en train de lire... 
 Non, malgré cette actualité torride, aussi primordiale que fondatrice, et à mon corps défendant, je ne publierai rien pendant une durée (D) de temps, difficile à évaluer à brûle pourpoint.
 Cependant vous le savez, je peux résister à tout sauf à la tentation ! 
 Et la tentation de vous retrouver est grande...
 Tout laisse à penser que, quitte à rogner sur le temps précieux du sommeil et de la rêverie, quitte à faire le sacrifice de quelques activités de la plus haute importance; je serais bientôt en mesure d'écrire sur de nouveaux sujets et dans un style caractéristique dont le désopilant continuera à rivaliser avec l'impertinence et le talent.
 Je vous engage donc à rester fidèles à cette espace, libre de droit, afin de contribuer à nourrir cette platonique connivence.
 Je vous promets de me remettre trés vite au travail...
 Mes chers visiteurs je sollicite de votre part la plus grande clémence et vous transmet mes respects les plus reconnaissants. A trés vite donc...

 P.S. : Il n'y a rien à ajouter
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Mercredi 27 août 2008

Publié dans : De qui se moque-t-on?


"Un matin suspendu aux fleurs de ton jardin..."

 Incontestablement William Baldé signe le petit air ravageur de l'été.
 On ne peut échapper au rayon de soleil du moment. Pour un petit groupe qui démarre (Première partie de C. Maé) c'est fulgurant.  
 Bien sûr c'est le gros débaldage.
 Même un berger mi-homme, mi-ours de mes connaissances et de surcroît autodidacte qui sillonne à l'écart de toute civilisation les versants pyrénéens depuis fin mai, n'a pu passer à côté.
 De Lille à Montpellier, de Brest jusqu'à Metz et même à Montcuq...
 D'ailleurs ce tsunami hertzien n'est pas sans rappeler une certaine chemise qui en son temps nous vrilla les oreilles comme un bataillon de cigales abruties de soleil.
 De cigales justement il en est bien question.
 William, aprés avoir chanté, il faut aussi te préparer à danser et le chemin que tu chercheras sera sans doute celui de la rédemption. En attendant... Profite mon frère...


"Uuunnn... rayon de soleil..."

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Samedi 5 juillet 2008

Publié dans : De qui se moque-t-on?

Toute la France se réjouit de la libération d'Ingrid Bétancourt. Ce petit bout de femme en tenue camouflage fait l'unanimité nationale. Quel courage, quelle force de caractère, quel bel exemple de tenacité... D'autant plus que la belle ne manque pas de faire vibrer les cordes patriotiques à l'archet des bons sentiments et elle évoque devant des bouquets de micros avides, son coeur partagé entre le peuple français et le peuple colombien (mais plus pour le français quand même...), et la bienveillance divine sous la protection de laquelle elle est parvenue à surmonter les terribles épreuves de sa détention.
 Même si nous ne sommes jamais en retard d'une Jeanne d'Arc nationale aussi illuminée qu'incorruptible, la nouvelle de la libération est bien sûr une bonne nouvelle. Celles-ci sont bien assez rares pour faire la fine bouche.
 Ce que l'on ne sait pas, c'est que la belle Ingrid aurait été libéré par un commando de paras Carcassonnais dont la réputation aurait indéniablement joué comme effet psychologique sur les esprits simples des guerilleros des Farcs. La maîtrise stratégique et les compétences militaires des bérets verts ayant fait le reste du travail. 
 Ainsi donc on aurait pu imputer à la France le mérite et l'honneur d'avoir fait libérer (comme promis) l'aventurière, si la belle n'avait naïvement profité de l'avion présidentiel pour ramener en cadeau pour Carla et en gage de sa reconnaissance patriote une cinquantaine de kilos de cocaïne millésimée, négociée directement avec les meilleurs producteurs colombiens...
 Dans ce contexte, on ne peut que louer le doigté et la paternelle discrétion de la diplomatie française. 

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Samedi 28 juin 2008

Publié dans : Auteurs
  Un auteur finlandais à découvrir.
 Il y a décidément dans la littérature nordique des écrivains rares (Paasilinna, Jorn Riel) dont le style et le piquant sont bons pour la santé.       
 Paasilinna est né dans les années 40. Aprés avoir pratiqué plusieurs métiers il se tourne avec bonheur vers des études artistiques. 
 Dans ce roman qui claque comme une bise glacée, Vatanen se lie d'amitié avec un lièvre. Ensembles, ils démarrent une quête vers le nord profond jusqu'aux confins de la Russie à la poursuite d'une vérité qui est la leur. 
 Fuyant l'autorité, la bêtise des foules, les codes rigides, l'hypocrisie féminine ils improvisent leur nouvelle existence. 
Pas de grandes théories, de détours inutiles, mais un livre tonique, sincére dont l'écriture authentique et finement ciselée d'humour a la qualité première de ne jamais se prendre au sérieux. 
 A voir aussi du même auteur :      
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Vendredi 20 juin 2008

Publié dans : De qui se moque-t-on?
  Un oeil sur le prix du gasoil, un autre sur "qui veut gagner des millions", en ces temps de bienséance morale, toutes pensées au garde à vous alignées sur la norme en vigueur...
 A l'heure où les écrans HD débitent des inepties numériques à tous bouts de satellites, où les chaînes radio et TV publiques, en plein marasme existentiel, se demandent à quelle sauce législative elles vont être mises au rabais, où nos cerveaux anesthésiés consomment de la culture-média calibrée, il existe pourtant un petit îlot de résistance subversive.
 (Presque) tous les jours sur France Inter à midi cinq, la chronique de Didier Porte nous ouvre une fenêtre de dix minutes sur une météo rayonnante de piquant et d'intelligence. Enfin un ton satyrique... Et on respire un peu. S'il en reste qu'un, ce sera celui là... Pourvu qu'on ne la lui fasse pas fermer.  
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Jeudi 12 juin 2008

Publié dans : De qui se moque-t-on?

 
        








 

 


 C'est magnifique!

 Grâce à la montée permanente du prix du carburant, je me dépêche d'aller faire le plein d'essence. 
 Je suis sûr de payer moins cher que la prochaine fois.
 

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Vendredi 6 juin 2008

Publié dans : De qui se moque-t-on?


 









Le sélectionneur Nicolas Sarkozy dévoile enfin la composition de l'équipe de France pour (la présidence) de L'Euro 2008. Autour d'une équipe de cadres, il aligne une formation plutôt défensive, conscient de l'importance de ses choix en cas d'échec de la sélection.


 N°1 François Fillon: Gardien de but et capitaine, bon sur sa ligne, dernier fusible si séance de pénalties. 

N° 2 Michèle Alliot Marie : Arrière droit. Grosse expérience en défense, elle est aussi capable de jouer dans les couloirs.

N° 3 Bernard kouchner : Latéral gauche. Garde la confiance du sélectionneur pour son métier dans les affaires européennes.

N° 4 Brice Hortefeux: Stoppeur. Le fidèle du selectionneur qui compte sur lui pour renvoyer les attaquants adverses dans les charters... Heu pardon dans le camp adversaire.

N°5 Xavier Bertrand: Libero. L'homme à l'ambition débordante, méthodique et efficace.

N° 6 Xavier Darcos: Milieu récupérateur. Se caractérise par son abnégation, homme de dialogue qui ne lache rien.

N°8 Eric Woerth: Demi défensif. Loyal, efficace, un rouage essentiel de la réduction des déficits publics. Docile envers le selectionneur.

N° 10 Luc Chatel:  Milieu offensif. Joue gros sur les questions du pouvoir d'achat. (LME) Réformateur de la grande distribution.

N° 11 Nadine Morano: Aile droite. Comme Garrincha, elle fait toujours la même feinte mais peut s'avérer dangereuse sur le flanc de l'attaque. Prête à tous les sacrifices pour satisfaire les exigences du sélectionneur. Jamais en manque de mauvaise foi.

N°7J.L. Borloo: Aile gauche. Spécialiste des dribbles et zigzags assassins dans les défenses adverses. Imprévisible.

N°9 Rachida Dati: Avant-centre. En baisse de confiance, elle a tendance à s'enflammer devant le but, mais est capable d'affoler les défenses grâce à son culot. Possède toujours la bénédiction du selectionneur.

 SUR LE BANC :
   Michel Barnier: pecheur impénitent.
  Christine Lagarde: en perte de moyen.
  Hervé Morin: en défense poste pour poste avec B. Kouchner
  Roseline Bachelot:  joker(esse) à la pointe de l'attaque.
  Christine Albanel: trop discrète pour le moment.

 On peut être sûr avec une équipe de cet acabit que les valeurs libérales les plus basiques seront défendues becs et ongles. Les supporters doivent être prêts à régler toutes les notes, cracher au bassinet de la loi du marché, encaisser les répercussions des hausses des carburants, et de faire des olas de satisfaction, banderolles aux vents de cette modernité dont on croit toujours devoir se gausser, car la devise du coq hardi, plus que jamais reste:
 "Marche ou crève"

 Bon foot... 

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Mercredi 28 mai 2008

Publié dans : N'ayons pas peur des mots...
Alors que le chiffre d'affaire de la filière musique s'écroule de 10 à 15% par mois, le texte visant à "priver" les adeptes du peer to peer est à l'ordre du jour. (Conseil des ministres du 11 Juin)
Selon un amendement européen, à la lecture de l'adresse IP et aprés une paire d'avertissements sans frais, l'internaute pirateur de fichiers musicaux pourra écoper d'un carton rouge et se verra exclu du terrain de jeu numérique. Voila donc dix ans que la législation patine sur ces questions de droits d'auteurs. Une mesure à contretemps... Les Sony BMG, Universal , Emi ont déjà mangé leurs chapeaux...
 Aprés le cinéma, la photographie, la musique, le livre entre lui aussi dans la valse de la révolution numérique. Le support papier est aujourd'hui en concurrence avec les nouveaux appareils de lecture portables, désormais on tiendra une bibliothèque dans le creux de la main. (Google a déjà numérisé plus d'un million de livres...) La technologie en avance sur les textes de lois, à l'ouest rien de nouveau... Doit-on se méfier de cette littérature 2.0? 
 Il est impossible de détruire toutes les antennes, les cables de fibre optique, les écrans à cristaux liquide et dénuder la terre du filet numérique qui la ceint pour n'y laisser que des chemins poussiéreux parcourus par de philanthropiques franciscains aux pieds nus; comme il sera impossible demain de se passer  de Wi-roman...
 Il est sans doute nécessaire de repenser rapidement les pratiques d'écriture, de lecture et surtout d'édition car plus de liberté tuera la liberté des artistes privés de droits d'auteurs.
 Anticiper, anticiper que diable! 
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