Qui suis-je?

 

 Guitariste de Zebda de 1988 à 2003, j'ai sorti en Janv 2007 aux éditions danger public un récit sur cette expérience humaine et musicale. J'anime aujourd'hui des ateliers d'écriture, je travaille sur un deuxième roman, je publie des nouvelles sur cet espace.

J'ai toujours eu la passion des livres... 
Ce blog est fait pour parler de lectures, pour apporter un regard ou des opinions sur la culture en général et sa place dans la société.

Les billets de bonne ou de mauvaise humeur, les coups de gueule sur l'actualité sont aussi les bienvenus...

 

Des livres

Irish.jpgsweig.jpgdjian.jpg  chandler.jpgkundera.jpgbombard.jpg

Samedi 5 juillet 2008

publié dans : De qui se moque-t-on?

Toute la France se réjouit de la libération d'Ingrid Bétancourt. Ce petit bout de femme en tenue camouflage fait l'unanimité nationale. Quel courage, quelle force de caractère, quel bel exemple de tenacité... D'autant plus que la belle ne manque pas de faire vibrer les cordes patriotiques à l'archet des bons sentiments et elle évoque devant des bouquets de micros avides, son coeur partagé entre le peuple français et le peuple colombien (mais plus pour le français quand même...), et la bienveillance divine sous la protection de laquelle elle est parvenue à surmonter les terribles épreuves de sa détention.
 Même si nous ne sommes jamais en retard d'une Jeanne d'Arc nationale aussi illuminée qu'incorruptible, la nouvelle de la libération est bien sûr une bonne nouvelle. Celles-ci sont bien assez rares pour faire la fine bouche.
 Ce que l'on ne sait pas, c'est que la belle Ingrid aurait été libéré par un commando de paras Carcassonnais dont la réputation aurait indéniablement joué comme effet psychologique sur les esprits simples des guerilleros des Farcs. La maîtrise stratégique et les compétences militaires des bérets verts ayant fait le reste du travail. 
 Ainsi donc on aurait pu imputer à la France le mérite et l'honneur d'avoir fait libérer (comme promis) l'aventurière, si la belle n'avait naïvement profité de l'avion présidentiel pour ramener en cadeau pour Carla et en gage de sa reconnaissance patriote une cinquantaine de kilos de cocaïne millésimée, négociée directement avec les meilleurs producteurs colombiens...
 Dans ce contexte, on ne peut que louer le doigté et la paternelle discrétion de la diplomatie française. 

ajouter un commentaire
commentaires (0)   
Samedi 28 juin 2008

publié dans : Auteurs
 Un auteur finlandais à découvrir.
 Il y a décidément dans la littérature nordique des écrivains rares (Paasalina, Jorn Riel) dont le style et le piquant sont bons pour la santé.       
 Paasalina est né dans les années 40. Aprés avoir pratiqué plusieurs métiers il se tourne avec bonheur vers des études artistiques. 
 Dans ce roman qui claque comme une bise glacée, Vatanen se lie d'amitié avec un lièvre. Ensembles, ils démarrent une quête vers le nord profond jusqu'aux confins de la Russie à la poursuite d'une vérité qui est la leur. 
 Fuyant l'autorité, la bêtise des foules, les codes rigides, l'hypocrisie féminine ils improvisent leur nouvelle existence. 
Pas de grandes théories, de détours inutiles, mais un livre tonique, sincére dont l'écriture authentique et finement ciselée d'humour a la qualité première de ne jamais se prendre au sérieux. 
 A voir aussi du même auteur :      
ajouter un commentaire
commentaires (1)   
Vendredi 20 juin 2008

publié dans : De qui se moque-t-on?
  Un oeil sur le prix du gasoil, un autre sur "qui veut gagner des millions", en ces temps de bienséance morale, toutes pensées au garde à vous alignées sur la norme en vigueur...
 A l'heure où les écrans HD débitent des inepties numériques à tous bouts de satellites, où les chaînes radio et TV publiques, en plein marasme existentiel, se demandent à quelle sauce législative elles vont être mises au rabais, où nos cerveaux anesthésiés consomment de la culture-média calibrée, il existe pourtant un petit îlot de résistance subversive.
 (Presque) tous les jours sur France Inter à midi cinq, la chronique de Didier Porte nous ouvre une fenêtre de dix minutes sur une météo rayonnante de piquant et d'intelligence. Enfin un ton satyrique... Et on respire un peu. S'il en reste qu'un, ce sera celui là... Pourvu qu'on ne la lui fasse pas fermer.  
ajouter un commentaire
commentaires (0)   
Jeudi 12 juin 2008

publié dans : De qui se moque-t-on?

 
        








 

 


 C'est magnifique!

 Grâce à la montée permanente du prix du carburant, je me dépêche d'aller faire le plein d'essence. 
 Je suis sûr de payer moins cher que la prochaine fois.
 

ajouter un commentaire
commentaires (0)   
Vendredi 6 juin 2008

publié dans : De qui se moque-t-on?


 









Le sélectionneur Nicolas Sarkozy dévoile enfin la composition de l'équipe de France pour (la présidence) de L'Euro 2008. Autour d'une équipe de cadres, il aligne une formation plutôt défensive, conscient de l'importance de ses choix en cas d'échec de la sélection.


 N°1 François Fillon: Gardien de but et capitaine, bon sur sa ligne, dernier fusible si séance de pénalties. 

N° 2 Michèle Alliot Marie : Arrière droit. Grosse expérience en défense, elle est aussi capable de jouer dans les couloirs.

N° 3 Bernard kouchner : Latéral gauche. Garde la confiance du sélectionneur pour son métier dans les affaires européennes.

N° 4 Brice Hortefeux: Stoppeur. Le fidèle du selectionneur qui compte sur lui pour renvoyer les attaquants adverses dans les charters... Heu pardon dans le camp adversaire.

N°5 Xavier Bertrand: Libero. L'homme à l'ambition débordante, méthodique et efficace.

N° 6 Xavier Darcos: Milieu récupérateur. Se caractérise par son abnégation, homme de dialogue qui ne lache rien.

N°8 Eric Woerth: Demi défensif. Loyal, efficace, un rouage essentiel de la réduction des déficits publics. Docile envers le selectionneur.

N° 10 Luc Chatel:  Milieu offensif. Joue gros sur les questions du pouvoir d'achat. (LME) Réformateur de la grande distribution.

N° 11 Nadine Morano: Aile droite. Comme Garrincha, elle fait toujours la même feinte mais peut s'avérer dangereuse sur le flanc de l'attaque. Prête à tous les sacrifices pour satisfaire les exigences du sélectionneur. Jamais en manque de mauvaise foi.

N°7J.L. Borloo: Aile gauche. Spécialiste des dribbles et zigzags assassins dans les défenses adverses. Imprévisible.

N°9 Rachida Dati: Avant-centre. En baisse de confiance, elle a tendance à s'enflammer devant le but, mais est capable d'affoler les défenses grâce à son culot. Possède toujours la bénédiction du selectionneur.

 SUR LE BANC :
   Michel Barnier: pecheur impénitent.
  Christine Lagarde: en perte de moyen.
  Hervé Morin: en défense poste pour poste avec B. Kouchner
  Roseline Bachelot:  joker(esse) à la pointe de l'attaque.
  Christine Albanel: trop discrète pour le moment.

 On peut être sûr avec une équipe de cet acabit que les valeurs libérales les plus basiques seront défendues becs et ongles. Les supporters doivent être prêts à régler toutes les notes, cracher au bassinet de la loi du marché, encaisser les répercussions des hausses des carburants, et de faire des olas de satisfaction, banderolles aux vents de cette modernité dont on croit toujours devoir se gausser, car la devise du coq hardi, plus que jamais reste:
 "Marche ou crève"

 Bon foot... 

ajouter un commentaire
commentaires (0)   
Mercredi 28 mai 2008

publié dans : N'ayons pas peur des mots...
Alors que le chiffre d'affaire de la filière musique s'écroule de 10 à 15% par mois, le texte visant à "priver" les adeptes du peer to peer est à l'ordre du jour. (Conseil des ministres du 11 Juin)
Selon un amendement européen, à la lecture de l'adresse IP et aprés une paire d'avertissements sans frais, l'internaute pirateur de fichiers musicaux pourra écoper d'un carton rouge et se verra exclu du terrain de jeu numérique. Voila donc dix ans que la législation patine sur ces questions de droits d'auteurs. Une mesure à contretemps... Les Sony BMG, Universal, Emi ont déjà mangé leurs chapeaux...
 Aprés le cinéma, la photographie, la musique, le livre entre lui aussi dans la valse de la révolution numérique. Le support papier est aujourd'hui en concurrence avec les nouveaux appareils de lecture portables, désormais on tiendra une bibliothèque dans le creux de la main. (Google a déjà numérisé plus d'un million de livres...) La technologie en avance sur les textes de lois, à l'ouest rien de nouveau... Doit-on se méfier de cette littérature 2.0? 
 Il est impossible de détruire toutes les antennes, les cables de fibre optique, les écrans à cristaux liquide et dénuder la terre du filet numérique qui la ceint pour n'y laisser que des chemins poussiéreux parcourus par de philanthropiques franciscains aux pieds nus; comme il sera impossible demain de se passer  de Wi-roman...
 Il est sans doute nécessaire de repenser rapidement les pratiques d'écriture, de lecture et surtout d'édition car plus de liberté tuera la liberté des artistes privés de droits d'auteurs.
 Anticiper, anticiper que diable! 
ajouter un commentaire
commentaires (0)   
Jeudi 22 mai 2008

publié dans : Auteurs
Les éditions métailié spécialisées dans la littérature hispanique donnent à découvrir José Luis Sampedro (prononcer rossé...!), excellent auteur Barcelonnais.
 Tout en finesse le catalan nous dépeint les derniers mois d'un calabrais de bois brut qui se fourvoie dans une ville du nord (Milan) et qui à la source de la nouvelle vie de son petit fils Brunetto va trouver l'énergie de faire son devoir testamentaire. Il laisse en héritage un entrelac de racines aussi dérisoires qu'essentielles, ce qui reste d'un homme dont le coeur faiblit, qui n'est plus que mémoire, mais qui garde toujours dans sa poche son couteau de berger...
 A découvrir.






   

 Chez Actes Sud et dans un autre style, une histoire à tiroirs dont le virtuose New Yorkais a le secret.
 Les déboires d'un écrivain endetté et à la santé fragile qui brasse fiction et réalité comme un noyé qui se débat dans les flots d'un destin qu'il ne maîtrise plus. Magistralement soupesé, le récit de Auster nous entraîne au coeur des problématiques de l'écriture : L'imagination n'est autre que le scénario du temps qui passe avant la mort, et peut-être sa génèse.
 L'art et la manière d'écrire son propre destin...
 Sans modération.
ajouter un commentaire
commentaires (0)   
Lundi 19 mai 2008

publié dans : N'ayons pas peur des mots...
         Le bolegason à Castres. 
 Ces gens là font un boulot formidable en matière culturelle et notamment en ce qui concerne l'écrit. Pour la quatrième édition du festival "Transport de mots", outre une programmation variée et audacieuse ( Excellent Imbert Imbert, des soirées Slam, du Hip Hop concert et danse, etc...)  il était proposé  samedi 17 Mai au centre d'art contemporain de Castres un colloque qui réunissait poètes, slameurs, revuistes, musiciens.
 Un avenir pour les disciplines de l'écrit? Droit éditoriaux? Visibilité et validité des ateliers d'écriture... Statuts et perspectives...
 Une réflexion qui mérite d'exister, n'est-ce pas? 
 A suivre de près. 
 Par là --> http://www.bolegason.org/bolegason/index.html 


 








Slam du jour      

 Je jète l'ancre... Je te jète l'encre.
 J'hésite
 Je tends le fil de la bouche à l'oreille,
 Essai pour faire mouche dans les cages à miel.
 Micro... microcosme
 Je tends le fil, la corde à linge,
 suspendus à mes lêvres par des mots coulissants.
 La corde d'abondance, abonde dans mon sens...
 Ne coupez pas.
 Ne coupez pas...
 Corde à sauter
 Du coq à l'âne bâté
 Un fil d'Ariane. La bouche a changé d'âne.
 De la forme ou du fond?
 Du fil à fricoter, du fil à coudre, du grain à moudre, une corde de brume.
 De ces mots je présume. Et sur la corde raide je fais l'équilibriste, un slam je m'enfoutiste.
 Aussi mince qu'un fil. De la corde vocale. Une main au panier. Une corde à piano.
 Un fil à attirer du plomb...
 Un labyrinthe au fond...
 Vous avez demandé des mots lisses?
 Ne coupez pas
 Ne coupez pas
 Ne coupez pas...
 COUPEZ!
ajouter un commentaire
commentaires (0)   
Vendredi 9 mai 2008

publié dans : pascal.cabero










 Plouf, plouf...
 Ce sera toi qui...
 Certains requins lui ont dit,
 Et des maquereaux aussi :
 "On va pas te manger... Mais travaille ton crawl!"
 Alors, elle fait des longueurs.
 Une baille à l'endroit, une baille à l'envers.
 Elle tire des bords.
 Elle rame dans le chlore, carrelage en défilé.
 Pour décrocher de l'or. Laure.
 Dans le petit bleu,
 Le silence aquatique de son bassin d'autiste,
 Pas de bruits de couloirs,
 Elle fait des ronds dans l'eau, un oeil sur le chrono.
 Une bouffée d'air pur pour trois tasses de centièmes...
 Il en faut dans l'Arena pour brasser la Javel comme ça.
 Une sirène aphone, un ange de podium, dans le miroir mobile
 Son âme aux tabloïds, ne tient plus qu'à un fil... de l'eau.
 Et la photo est floue.
 Une femme dauphine, une fille torpille, une truite, une anguille,
 laissons la donc tranquille, lâchons lui les écailles... 
 Tout partira avec l'eau du bain.
 Et elle aura son bâton de vieillesse en platine, sa retraite dorée, 
 Un jour enfin où elle pourra coincer la bulle, arrêter de ramer.
 
 
 
 
ajouter un commentaire
commentaires (1)   
Dimanche 27 avril 2008

publié dans : pascal.cabero
 Nous voilà gentiment rendus au 10 000° visiteur sur ce blog... Bravo!

 Nouvel objectif: 100 000. 

 Oui, c'est ça la France qui gagne. Des ambitions, des compétences et du travail... Pas de valse hésitation, un cap à maintenir, une vision d'avenir, des réformes douloureuses mais nécessaires, du sens moral dans le grand capital, et du qualitatif dans l'enseignement... 
 Mais attention, pas de Turquie en Europe...
 Par contre nos amis Suisses...
 Allez ne soyons pas chinois, un grand merci  à tous et toutes...
ajouter un commentaire
commentaires (1)   
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus